Simon lecocq

Journal de l'artiste-peintre, dessinateur et...autres

28 novembre 2006

discussion de salon sur l'art

Extrait scénario long-métrage "31 février 2013" (c) Simon Lecocq

46     INTÉRIEUR SALON JPLP / NUIT

Dans le salon les trois discutent. Ils ont toujours la même position.

JEAN-PIERRE-LOUIS
Mais dîtes-nous en plus sur vous!

PIERRE-LOUIS
Je suis critique.

JEAN-PIERRE-LOUIS
Vous critiquez quel domaine?

PIERRE-LOUIS
Principalement l'art.

La sonnerie de la porte retentit.

JEAN-PIERRE-LOUIS
Intéressant. Mais n'est critiquable que le
domaine de la critique elle-même.

PIERRE-LOUIS
C'est pour cela que je ne critique que l'art
critique.

LOUIS
(essayant de revenir dans la conversation)
                          Je vous comprends.

JEAN-PIERRE-LOUIS
On ne comprend que ce que l'on connaît.

Ils se regardent, complices. ( Le groupe est formé)

47     INTÉRIEUR PORTE D'ENTRÉE JPLP / NUIT

La maîtresse de maison ouvre à Philippe qui rentre dans l'appartement.

VOIX-OFFJEAN-PIERRE-LOUIS
Critiquons alors!

48     INTÉRIEUR SALON JPLP / NUIT

Pierre-Louis prend une chaise et s'assoit à côté des deux autres.

LOUIS
Oui mais critiquons un mort.

PIERRE-LOUIS
C'est évident! Une bonne critique ne prend de
l'importance que quand le critiqué est mort.

JEAN-PIERRE-LOUIS
Cela va de soit car un mort est déjà critiquable 
du fait qu'il soit mort.

PIERRE-LOUIS
Alors que l'art est immortel. Tous les plus
grands critiques le disent!

JEAN-PIERRE-LOUIS
L'art n'est pas critiquable puisque l'art est immortel.

LOUIS
Cela serait dangereux!

PIERRE-LOUIS
Cela serait surtout incohérent.

JEAN-PIERRE-LOUIS
L'incohérence est dangereuse et le danger n'en
est que plus incohérent car la mort est en
complète opposition de cohérence avec la vie.

LOUIS
(avec entrain)
Qui critiquons-nous?

JEAN-PIERRE-LOUIS
Critiquons Boticelli, dans la pièce voisine, il y a un superbe autoportrait, peu connu mais superbe.

Ils se lèvent souriants et partent dans la pièce voisine.

LOUIS
Je ne connais pas ses dates.

PIERRE-LOUIS
Il a des dates de renaissance.

JEAN-PIERRE-LOUIS
Attention de renaissance italienne!

49     INTÉRIEUR PIÈCE JPLP / NUIT

Petite pièce décorée comme le salon. Sur le côtés des fenêtres occultées par des grands rideaux en velours. Au mur un autoportrait de Boticelli. Trois belles chaises sont dans la pièce. Les trois hommes sont assis sur les chaises, regardant le tableau. La suite des dialogues s'accélère. Le jeu complice s'installe.

PIERRE-LOUIS
Savez-vous pourquoi il se faisait surnommer Boticelli?

JEAN-PIERRE-LOUIS
Alors que son vrai nom n'est autre que
Allessandro di Mariano Filipepi de pelipifi.

LOUIS
(fier)
Je le sais et c'est assez drôle d'ailleurs!

Louis rit.

PIERRE-LOUIS
A cause…

JEAN-PIERRE-LOUIS
(le reprenant)
Je dirais grâce.

PIERRE-LOUIS
De…

JEAN-PIERRE-LOUIS
(même jeu)
Je dirais à.

PIERRE-LOUIS
Son frère qui souffrait d'une obésité latente
plutôt chatoyante.

LOUIS
(comme une boutade)
C'est pour cela que les Italiens ont donné à
petite barrique le mot botticelli.

PIERRE-LOUIS
Ils ont à posteriori italianiser la barrique
française.

JEAN-PIERRE-LOUIS
La barrique est à fortiori française seulement si
elle se dit barrique en français.

LOUIS
Vous êtes assez spirituel Monsieur Jean-Pierre-Louis!

JEAN-PIERRE-LOUIS
(sûr de lui)
Plutôt!

PIERRE-LOUIS
(ricanant)
Boticelli, lui, n'avait aucun humour.

JEAN-PIERRE-LOUIS
(se mettant de même à ricaner)
Il était d'une sévérité sociale véritablement
repoussante.

LOUIS
(même jeu)
Et cette barbe n'arrangeait rien.

PIERRE-LOUIS
Moi qui connais bien l'art, je puis vous dire que
beaucoup d'artistes se sont perdus dans la barbe.

JEAN-PIERRE-LOUIS
(simulant une barbe avec ses mains
sur son menton)
Cette espèce d'affirmation pathologique du moi
en tant qu'illusion de sol organique.

PIERRE-LOUIS
(méprisant)
Des espèces de créateurs divins…

Le rythme des dialogues se calme. Ils arrêtent de rire.

JEAN-PIERRE-LOUIS
(conférencier)
Messieurs recentrons je vous prie, laissons la philosophie aux sociologues.

Pierre-Louis se lève. Jean-Pierre-Louis se lève pour le laisser passer et se rassoit sur la chaise de Pierre-Louis.

PIERRE-LOUIS
(excité)
Attendez j'ai dans la salon un attaché-case qui contient un livre d'histoire de l'art où je crois qu'il y a un autoportrait de l'artiste Boticelli. Je ne m'en sépare jamais. Surtout pour de telles soirées. Je reviens.

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19 novembre 2006

Résumé du cahier numéro 2

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Petite conversation entre nous

sans_titre45

Entretien du 15 Septembre 2003.
Lucé, maison mattéi.
Attenti al cani.








Préambule.
(avec traduction)



Son ensemble est alaité par cette entretien,
Cette entretien est relaté dans son ensemble,
sur cent saints, épurons de coup de sang.
sans coupure et sans censure
ensemble la dépression de bon gré à mal.
malgré quelques pressions de l’ ensemble,
Quocel nomis : adam le maton
( latin quocel nomis : laquelle se nomme )
notamment de Simon Lecocq.
Et ça dans le pur respect de ça.
Et ça dans le pur respect du lecteur.












J’arrivais en retard, Simon me recevait chez lui et avait beaucoup de temps pour me recevoir. C’est lui qui me le confessait dès que je penétrais à l’intérieur de l’appartement. Il m’offrit une cigarette puis un café. Il venait de finir sa tasse et écrasa la sienne. Sa cigarette, il me dit. Il rajouta qu’il ne fallait pas s’attendre à beaucoup d’originalité de sa part. Sa barbe était longue. Ca devait le rendre de mauvaise humeur. Il était habillé d’un façon commune, à peu près comme moi et commençait à perdre ses cheveux. Il me dit le contraire, chose sur laquelle je n’aurais pourtant pas poser de questions car c’était aussi mon cas.



Simon 1 : Dans vos peintures les yeux semblent avoir une grande importance….


Simon 2 : Les yeux sont des trous sur l’intérieur, par lesquels ressort la peinture. Les yeux transpirent et les mains essayent de se contenir.

Simon 1 :Vos personnages souvent se protègent, s’entourent de leurs mains, quand ils en sont pourvus…

Simon 2 : C’est le lien avec eux-même. La position du bras, la plasticité de la main finit l’enveloppe de la personne et le moule dans son sens. Le corps devient le prolongement de la tête.

Simon 1 : Qu’est-ce que c’est que cette enveloppe, serait-elle cette façade qu’on peut et qu’on doit souvent offrir aux gens,
une boite sociale,
une nécessité pour une sérialisation et une intégration sociale…

Simon 2 : si vous voulez. Le problème c’est que cette enveloppe suinte et laisse échapper un peu d’intériorité. Il y a de la ligne et du coulis.
Il y a du plan en mouvement
et de la masse entassée qui boue.
De chaque portrait, quelque chose veut

s’échapper, gicler.
Simon 1 : Vos peintures s’habitent soit de personnages recroquevillés, contorsionnés, soit de passants vides et actionnés. Il y a entre eux des rapports de force. Sur chacun, où ils se situent, des forces qui tendent,
tirent,
expirent,
fondent,
contractent ou relâchent.
Est-ce une vision de…

Simon 2 : Je recherche juste une harmonie avec moi-même. Je recherche à me situer dans l’espace.
par par par par par par par par par par par par par
is définis définis définis définis définis définis définis
ont sont sont sont sont sont sont sont sont sont sont s
eins peins peins peins peins peins peins peins peins p
je je je je je je je je je je je je je je je je je je je je je je
e que que que que que que que que que que que que
ens gens gens gens gens gens gens gens gens gens g
Les Les Les Les Les Les Les Les Les Les Les Les par l’urbain et les lignes de fuite.


Simon 1 : Vous représentez des blocs d’individus, des bibelots qui, semble-t-il, peuvent être pris et poser dans un espace donné…

Simon 2 : Ces blocs, ces unités humaines participent au décor de la ville et se construisent d’après ce décor. Mais cette harmonie est violente.

Simon 1 : Essayez-vous de rendre la violence belle,
poétique…

Simon 2 : et la beauté triste…je n’est pas à expliquer, à analyser. J’essaye juste de répondre à des sensations.

Simon 1 : Mais pourquoi sur la peinture « Gênes » il y a une vue de Manhattan à l’envers, derrière ce bloc de personnage en mouvement ? Contestez-vous…

Simon 2 : au dessus des nuages ? Le coin des peintures donne une certaine perspective…

Simon 1 : Comme dans « le bleu au coin du ciel »… Oui. Je voulais savoir. Je n’ai noté qu’un portrait « nommé » qui est « Portrait de Monsieur Claune ». Qui est t-il ?

Simon 2 : Je l’ai déjà vu, je crois, mais je ne le
connaîs pas. Il me semble.

Simon 1 : Comment vous sentez-vous lors de l’acte
de peindre. Etes vous triste ? Libéré ?

Simon 2 : J’ai un cadre, un espace et une profondeur. Je me sens peindre et je ne sens pas de mots.
Je regarde par delà les nuages.
L’émotion fait la composition.

Simon 1 : Est-ce que voulez poser des questions ? Est-ce que vous aimez que l’on vous pose des questions ?

Simon 2 : Que l’on s’en pose simplement… que l’on dé g o u l i n e . . .

Simon 1 : Ne faites-vous que des autoportraits ?

Simon 2 : et vous que des autoquestions ?

Simon 1 : Voulez-vous questionnez mes réponses.

Simon 2 : Je vous écoute.

Simon 1 : Dans mes peintures le corps a une grande importance

Simon 2 : Est-ce que le corps est à l’extérieur de l’intérieur ?

Simon 1 : Dans le corps la peinture a une grande importance.

Simon 2 : Est-ce que la peinture coule de l’intérieur de l’extérieur ?

Simon 1 : Je ne suis plus trop le cours de cet entretien !

Simon 2 : Votre extérieur arrive t’il bien en s’entretenir à votre intérieur ?

Simon 1 : Non je parle sérieusement là, en fait je suis perdu par vos questionnements à mes reponses.

Simon 2 : les reponses que je donne sur mes questions à vos réponses qui questionnent.

Simon 1 : ça ne veut plus rien dire !

Simon 2 : est-ce que dessiner un œil sur le menton veut dire quelque chose ?

Simon 1: Ne recommencez pas !
Simon 2 : tutoyez-moi, pas de ça entre nous simon.
Simon 1: oui simon mais maintenant je repose les questions !
Simon 2 : vous ou moi peu importe.

Simon 1 : Donc cet oeil ,ça pourrait être une sorte de grain de beautée ?

Simon 2 : ou un bouton prêt à exploser.

Simon 1 : qu’on aimerait percer ?

Simon 2 : Il faut accepter sa propre mutation, il ne
faut pas la contôler.

Simon 1: Les gens deviennent aujourd’hui
hybrides ? Il faut être un mutant pour
vivre en société ?

Simon 2 : nous sommes des hommes à tête d’immeuble, la tuyauterie est plus ou moins pourrie,
mais on refait le crépis quand il le faut.
Parce que le mur il craquelle vite.

Simon 1 : et si il tombe c’est pas joli derrière ?

Simon 2 : Derrière le mur ça peut être aussi craquelé. Mais un beau craquelage, pas régulier, pas plat, en profondeur,
un truc honnête.

Simon 1 : et ce que j’aurais vraiment voulu savoir
c’est si…

Simon 2 : excuse-moi, mon téléphone…

non, non, non non, oui c’est aujourd’hui, oui vous êtes en retard, oui je vous attends.

Voilà je l’éteins, nous serons plus
tranquilles.

Simon 1 : qui était-ce ?

Simon 2 : un répondeur !

Simon 1 : un répondeur…non je ne vois pas…

Simon 2 : quelqu’un qui répond à la place d’un
autre. Il arrive pour prendre la mienne.

Simon 1 : mais il va dire n’importe quoi.

Simon 2 : oui mais mieux que moi. Le voilà
d’ailleurs !


Effectivement l’homme en question pénétra dans la pièce. Sa barbe était longue. Il était habillé d’un façon commune, à peu près comme Simon Lecocq et commençait à perdre ses cheveux.


Simon 1 : Bonjour monsieur.

Simon 3 : Monsieur Simon.

Simon 2 : je vous laisse, je vais … je vais…

Simon 3 : je vais ailleurs.

Simon 2 : voilà je vais ailleurs. C’est bien ça.

Simon 1 : alors je continue, quoique cette situation
me laisse un peu perplexe.

Simon 3 : mais vous ne verrez pas de différences.

Simon 1 : ne faites-vous que des autoportraits ?

Simon 3 : je ne repondrais pas à cette question

Simon 1 : n’avez-vous jamais peint quelqu’un de
réel ?

Simon 3 : c’est la même question, je ne me ferais
pas avoir.

Simon 1 : d’oû vient votre aversion pour les
paysages ?

Simon 3 : question idiote ! En plus vous pensez le
contraire.

Simon 1 : Pourquoi alors dans votre paysage le plus récent, vous vous êtes senti obligé de peindre par dessus des gros carrés, un jeu systématique de lignes.

Simon 3 : Et vous pourquoi vous écrivez comme ça.

Simon 1 : Parce que vous pensez que le paysage est
naïf, avouez-le. C’est joli, ça vaut pas le
coup…

Simon 3 : En tout cas moi, je n’essaye pas de
compter sur l’absurdité pour…

Simon 1 : et le beton ça vous passionne !

Simon 3 : c’est bon vous allez pouvoir enchaîner les mots maintenant ! Finir votre papier, ça va jacter mosaïque, perspective, enveloppe de la perspective…

Simon 1 : Oui monsieur ! passants et tas,
individus sur l’horizon
et gens par terre, la frontière…

Simon 3 : Qu’est-ce que vous croyez, imbécile !
Simon 1 : Je crois que…
Simon 3 : Non n’écrivez pas ça !
Simon 1 : Je vais me gêner.

Simon 3 : C’est vous le naïf, j’aime pas la naïveté.
Vous voyez pas que vous écrivez pour ne
rien dire

Simon 1 : et alors ! Il y a plein de gens qui font des
choses pour ne rien faire, qui s’oublient.

Simon 3 : je sais : les gens sont des mosaïques…

Simon 1 : mais réveille-toi, rêve un peu.

Simon 3 : Tu me fais bien rire.

Simon 1 : Imbécile !

Simon 3 : autant que vous, dégénéré !

Simon 1 : Schysophrène !
Simon 3 : Toi schysophrène !

Simon 1 : pauvre surréaliste !

Simon 3 : écriture automatique ! Ecriture automatique !

Simon 1 : caractère de cochon,espèce de veau, de bacon !

Simon 3 : caractère de calligraphe !
Paragraphe à lunettes sous rallonge !

Simon 1 : Plongeur en apnée sous couche de peinture !

Simon 3 : déjecteur de poévice destructurée !
Cubiste !

Simon 1 : Vieux cubiste !


Simon s’arrêta net, son visage devint blanc.
_ Tranquillement, il prit le pot de peinture rouge sur la table d’à côté et m’aspergea le visage en riant, puis il se rua sur moi avec un petit couteau à peindre pour enrichir la matière et faire ressortir le support, c’est à dire moi.
_ Je ne me laissais pas faire et tentais d’estomper par endroit la couche rougeatre de mon front avec une éponge que je sortais de ma serviette.
_ Simon était devenu complètement fou, il trempa un torchon imprégné de carmin dans un bac à white spirit et me frappait le dos.
_ Me protégeant contre le mur je vis un pot de glycero bleu à terre et d’un mouvement précis le deversa le long de son corps, il glissa et fit en reculant fit un klein par terre.
_ Il se releva, fouilla ses poches, sortit deux tubes, un blanc et un noir. Je le regardais, reprenant mon souffle. Il chargeait la peinture dans ses mains, presque les deux tubes en entier et me souria. Je lui repondis d’un hochement de tête amical et revint m’asseoir. D’un coup il se rua sur moi. Nous roulions par terre, dans un fracas étourdissant.
_ Simon Lecocq arriva alor
s, le sourire aux lèvres.


Simon 2 : Mais que faîtes-vous messieurs ? Vous vous battiez ? Vous êtes superbes comme ça ! Non, remettez-vous à terre, voilà bien encastrés l’un dans l’autre. De superbes modèles. Je vais vous dessiner. Regardez-vous en coin. Toi regardes ta montre. Voilà.
Tout est là,
l’intérieur sur l’extérieur.

Simon 1 : Le tas, les autoportraits d’inconnus.

Simon 3 : Taisez-vous un peu.

Simon 1 : Vous faites souvent des dessins d’après
nature.

Simon 2 : non rarement………….
…………Dans ma nature humaine,
la véritable nature c’est l’imagination qui la recrée.
Il faut s’engrosser de ta vue pour ressortir des rejetons de ta vision.

Simon 3 : c’est ce que j’aurai dis, peut-être en plus
spontané.

Simon 1: la vision du monde est derrière la vue ?

Simon 3 : très mauvais môt mon petit monsieur.

Simon 2 : En fait, je vais arrêter, c’est pas assez
naturel.

Simon 3 : Moi je vais y aller, je dois dormir un petit peu si je veux être en forme plus tard.

Simon 1 : Bon reprenons : ce que j’aurais voulu
savoir…Que faites-vous ?

Simon 2 : en fait je vais refaire un petit dessin.

Simon 1 : décrivez le moi. Avec quoi dessinez-vous ?

Simon 2 : Je viens de trouver un bic dans ma poche. Je ne savais pas quoi faire de mes mains, j’en ai mis une dans ma poche, j’ai trouvé un bic, alors…

Simon 1 : c’est mécanique ?

Simon 2 : Je fais un trait et je ne peux pas m’en empêcher d’en faire un deuxième pour voir ce qu’il peut faire par rapport au premier.

Simon 1 : Ca rejoint une forme d’abstraction, si je
comprend bien.

Simon 2 : Avec une base de figuration, figurez-vous, le trait a la figure comme point d’horizon et comme ligne de départ. Tous les traits appartiennet en fait au même trait. Chaque trait est la continuité d’un autre trait dans le même dessin, d’un des autres traits…

Simon 1 : Est- ce que le trait peut être la continuité d’un trait du dessin précedent ?

Simon 2 : Oui, chaque trait se rajoute à une tache
qui grossit et remplit mon espace.

Simon 1 : Chaque trait est la suite d’un autre, à
un autre endroit, et dessine votre corps
en fait.

Simon 2 : Ca doit être ça.

Simon 1 : Est-ce vrai ce qu’on a dit : vous parlez
avec vos traits ?

Simon 2 : c’est au répondeur qu’il faut demander cela.

Simon 1 : Vous servez-vous de vos croquis pour
réaliser des peintures ?

Simon 2 : Ca dépend, mais je prends vraiment le plus de plaisir en ayant la même démarche que lors de l’excution d’un dessin. C’est à dire en ne sachant pas ce que je vais faire après un premier trait. La couleur agit pareillement pour moi.

Simon 1 : Faisons un jeu, je vous dis une couleur et vous me dîtes celle que vous aposeriez à côté, en ce moment, sans réfléchir.

Simon 2 : Ca semble idiot, d’accord.
Simon 1 : Alors bleu !
Simon 2 : jaune !
Simon 1 : Rouge !
Simon 2 : jaune !

Simon 1 : Jaune !
Simon 2 : Jaune !
Simon 1: si tu ne veux pas jouer, il faut le dire.

Simon 2 : Je l’avais dit que c’était idiot. Pas mes réponses. Je suis très jaune en ce moment, jaune de naples. Il faut voir ce qu’il encore à côté et surtout le regard de la figure et sa position dans la toile.

Simon 1 : Bon parlons d’autres choses. Non en
fait je ne voudrais pas trop en savoir.

Simon 2 : Je ne voudrais pas trop en dire.

Simon 1 : Il faudrait nous laisser à chacun notre
propre imagination.

Simon 2 : Pour qu’on recrée mentalement comme
on veut chaque dessin.

Simon 1 : Chaque trait, Pour qu’on mette à chaque
trait un modèle.

Simon 2 : Pour voir dans la rue
des traits se promener.

Simon 1 : Pour bien voir que les traits du visage de n’importe quel passant qu’on croise sur le trottoir, se destructurent.

Simon 2 : Se désagrègent.

Simon 1 : Le trait est vivant.

Simon 2 : C’est un ver qu’on coupe et qui
repousse sans cesse.

Simon 1 : On a plein de vers sur la guelle.

Simon 2 : La surface de notre peau n’est constitué
que de vers.

Simon 1 : et à l’intérieur il y en a des milliards
mais colorés.

Simon 2 : Il faut les laisser sortir, les laisser
contaminés ceux de l’extérieur.

Simon 1 : Contaminer l’extérieur !
Quand ils pénètrent sur l’extérieur, ils explosent de peinture.


Simon 2 : Un attentat de peinture
contre notre propre personne !

Simon 1 : On va se débarasser de tous nos vêtements, se mettre tout nu à nu, et on verra notre peau se tacher par endroit de…

Simon 2 : Dis-dons vous allez trop loin, se mettre tout nu ! Ca ne va pas bien !

Simon 1 : Excusez-moi, je m’emporte….

Simon 2 : je pense qu’il vaut mieux en rester là.

Simon 1 : Oui je pense aussi.

Simon 2 : Une cigarette peut-être.

Simon 1 : J’adore rejeter de la fumée.

Simon 2 : Ce n’est tellement pas naturel…
Simon 1 : Et ça devient presque si naturel…





Simon et moi, fumions cette cigarette
puis il me proposa d’aller faire une sieste.
J’avais aussi cette idée en tête.
Il m’emmena dans la chambre et s’allongea.
Je fis de même.
Pour une fois, je m’endorma aussitôt.
Ce qui montre
malgré nos différences
que nous sommes restés
en très bon terme.
Il est vrai qu’il
nous arrive
de dormir
ensemble
depuis
mainte
nant
vingt-
cinq
ans.

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Cahier d'artiste numéro 1

Sans_titre___48Cahier d’artiste « direction générale », 1999
aux éditions d’écarts-Khora.


Le plaisir d’écrire ne peut me devenir plaisir d’écrire,
Ce qui en somme ne veut rien dire.
Mais ce non-sens involontaire est encourageant
car la peinture j’apprends son plaisir,
j’empile dans mon cerveau des feuilles de mots,
des bouts de papiers, de bouts de phrases, de bouts d’idées.
Des mots, de la peinture.
Je crois que l’art aide les personnes déconstruites, déstructurées,

Que par cet art ils essayent de se comprendre.

Bon.

Le plaisir de peindre ne peut me devenir plaisir d’écrire car l’une est naturelle.
Quand je vois de la paperasse publicitaire ou administrative,
Ou feuille, blanche, droite
je gribouille, je ne griffonne pas.
Si bien est autant griffonner sur le non-penchant au griffonnage.
Pourquoi écrire un discours de sentiments alors que la peinture, la couleur, la ligne
doit y arriver plus instinctivement et est maîtresse de mon plaisir.
Sur ce, mieux vaut écrire sur ce plaisir de peindre que sur celui de ne pas vouloir écrire,
Quoique peindre sur le non-plaisir d’écrire serait encourageant, …
déjà deux encouragements par l’écriture.
Le plaisir de l’encouragement.

L’acte de peindre répond plus d’une mise à nu, d’une demande de liberté.
Le plaisir de peindre, d’une compréhension plastique, sensitive,
de conscience.
Le péage de peinture, mieux appelé sous le nom d’achèvement de peinture,
trouble les quelques réponses d’une peinture.
Apprendre à peindre c’est apprendre à se comprendre,
c’est apprendre le plaisir.

Ressentir un pic de bonheur sensitif,
une montée de quinze minutes reconductibles.
Comme je peins souvent le soir,
se sentir heureux en se couchant relève d’une inqualifiable naïveté,
hypocrisie envers soi-même
mais est tellement reposant.
Tu te cherches, tu t’y endors et puis tu grattes un peu.
C’est la peinture car c’est la construction, l’évolution
car crée la création, la vérité sur soi.
Finalement le peintre est égoïste
car il croit qu’ en se comprenant
il comprendra les autres ;
sinon au moins ce qu’il veut comprendre.
Si je peins c’est pour ma fausse satisfaction,
mon plaisir, ma vie.
… j’ai fait un rêve…

et si les gens ou les passants comprennent une quelconque réalité
défendable ou non
et me volent ma fausse satisfaction,
mon plaisir, ma vie.

Ma peinture se veut « réaliste »
Car sinon elle ne naîtrait pas à chaque fois.
Peut importe le plastique
Car elle naît de la réalité
et est donc en constant développement.
La peinture n’est pas de la décoration.
Ca ne se pose pas derrière une plante pour faire ressortir le vert.
Il faut que tous les jours tu passes devant
Et tu l’observes,
murmurer, chuchoter, étouffer,
que tu prennes le temps de discuter en la regardant dans les yeux.
Il faut des passants qui crachent dessus.

… J’ai fait un rêve ou j’écrivais que je peignais.
Comme pour certifier, crédibiliser que je peignais.
J’ai fait un rêve où je peignais.
Dormir est si reposant.

La ville c’est de la mosaïque.
Les gens y en a des peints.
Y en a qui dégoulinent de peinture par terre.
On sent sur le trottoir le passage, le ramassis,
la pause d’attente, d’entassage.
Et puis il y a les passants qui passent et repassent.
Comme on déplace des bouts de mosaïque,
des morceaux carrés de société,
qui n’ont que des articulations,
des charpentes axionnées qui ne parlent et ne reparlent pas,
ou vous donne l’heure normale.

Y a ceux par terre qui parlent sans émettre un son
car la peinture qui fluctue sur lui parle :
ses couleurs appelantes, les tonalités dégoulinantes, ses droites passantes,
cette équilibre de déséquilibrés, cette harmonie de déséquilibres.
Car la société sert à harmoniser les déséquilibrés
La société c’est qu’une structure de déséquilibrés naturels.
Elle est devenue un grand ensemble de longs tuyaux réguliers et rectilignes
Et où passent à travers les gens à terre peinturlurés.

Y a des boites qui bougent,
Des chapeaux qui filent
Tout droit et à l’heure
Et des tas se disloquant goulûment.
On m’a dit qu’ils sont livrables la semaine.
Consommables la semaine et consommateurs le week-end.
C’est un mec par terre dans un bistrot qui me parlait dans une de ses visions de vérité.

… J’ai fait un rêve…

Quelquefois en regardant la peinture je vois des choses non pensées
Comme si c’était une deuxième personne en moi ,plus véritable,
qui avait indiqué, guidé le geste.
Comme si la nature, la réelle sensibilité avait pris le pas sur l’encastration de la société.
Le cœur désoeille.
Johannes Itten disait à ses élèves :
« Si vous pouvez, sans le savoir, créer des chefs d’œuvres de couleur, votre voie est de ne pas savoir »
Les formules de couleurs sont abstraites,
l’intuition battit la composition.

Y en a qui disent, un mec par terre déjectait ce qu’il connaissait
sur le comptoir rouge d’un bistrot,
que Dieu, tout là-haut,
le dieu de société avait fabriqué plein de moules,
de tout gabarit, enfin sur les doigts de la main.
Dans les cieux on pratique le moulage d’individus sociaux,
et depuis le temps les machines ont évolué,
le progrès technique entrevoit l’idéal naturel.
On n’en connaît rien mais on y croit.
Il faut écouter les passants prophètes car ce sont les plus beaux moules, de belle qualité.
Ne nous soumet pas à la tentation.

J’aime bien dessiner ou peindre des gens à deux visages.
Un autre visage reconstruit sur celui d’origine.
J’aime bien dessiner deux natures,
c’est la chose qui en ce moment me vient le plus naturellement possible
car la société se construit en moi.
J’avais peint un tableau il y a de ça trois ans,
il s’appelait la dualité de l’être humain.
Je ne sais pas comment elle est arrivé,
une drôle d’image dans la tête.
Un homme redessine son propre visage en se regardant dans le miroir.
Il avait déjà l’air d’un bibelot.
On lui avait effacé la partie après les épaules.

Ces temps-ci je fais des gens à double visage,
mais ce sont des interceptions de passants,
des rapprochements naturels,
des juxtapositions sensibles,
des rencontres visuelles de personnes éteintes programmés à la marche.
La peinture c’est des bouts de phrases, des propositions de mots.
Quand ils ne sont pas en confusion avec autrui,
ils sont épiés, surveillés par une présence,
questionnés par le silence.
C’est du gardiennage d’introspection,
bien que l’on nomme l’introverti exhibitionniste.

… J’ai fait un rêve…

J’ai l’impression que la vie consiste en soi à rendre crédible son rêve.
Le peinture c’est du rêve.
Les gens il faut toujours les dessiner rapidement comme je les rêve,
je les reconstruis.
C’est le dessin, le croquis qui doit nourrir le peintre,
entretenir la relation de vision,
qui doit construire la recherche,
comme exercer l’œil sur la pensée.

Je n’aime pas écrire car c’est trop figé, c’est trop précis sur une feuille,
l’impression incroyable d’une fausse vérité.
La peinture je la prends plus par la sensation, physiquement,
peu à peu je fluctue avec elle.
Quand tu l’ écris le mot est unique, en peinture le mot c’est un texte,
un grand discours évanoui, un texte à mots indéfinis.
L’écrit est trop indiqué.
L’empilage de mots c’est une phrase,
sa peinture c’est l’espace, le vide créateur,
l’otité réjouissante, la barre qui sépare les yeux de cerveau du reste de la combinaison.
En fait tout cela c’est de l’écrit mais ça fluctue comme je l’écris.
Je construis une peinture.
Désolé.

…désolé car quand tu commences à dessiner des lettres,
tu a envie de peindre des phrases, de reclasser les idées,
de t’identifier jusqu’à ce que tu te ressaisisse et continue la lettre,
une ligne et commences un petit dessin.
Finalement la nature est égoïste.
Vous êtes des psychanalystes invisibles à qui on ne demande pas d’analyse.
Des bibelots psychanalysant pour bibelots asociaux.

Les gens c’est la ville qui les restitue aux yeux des autres.
Les gens ils deviennent des perspectives de carrés sur lignes de fuites…
Dans ce monde il y a ceux qui tendent la main,
d’autres dans l’autre sens,
une population encastrée,
une forme agglutinée de ville dans la ville
où l’autre marche
Et les regards…
Des regards qui ne regardent rien,
du vide salutaire, un isolement sensitif,
des regards où on sent se reconstituer une histoire,
un bout de vie réservé…
Une vie dont semble s’intéresser les passants,
les hommes aux lourdes mallettes et grands manteaux,
un œil surveillant,
un regard pour juge…
C’est la seule partie de leur corps qui puisse exprimer une vérité,
avec conduite manuelle.
C’est un bout de monde par terre…
Des regards de fous,
de travaillés psychologiquement,
de psychologues travailleurs…
Des jouets sociaux, des recueillis asociaux,
composent l’espace et se complémentarisent,
s’équilibrent dans une entité déséquilibrée…
Et au loin la ville qui enferme l’horizon,
qui emparque les bibelots mobiles
et donne raison au bibelot asocial.

Le regard doit avoir un itinéraire, grâce aux axes de couleurs, lignes colorées qui donnent la profondeur.
Le plastique répond ainsi au graphique, à la représentation.
La représentation de l’idée est la base.
La construction des personnages permet la construction de la couleur.
La construction de l’environnement permet la construction des personnages.
Des blocs de travailleurs, des blocs éclatés de gens à terre…
Quel qu’il soit, il s’inscrit dans un décor, soit par l’encastrage
soit par la mise en évidence du tas.
La doctrine de l’architecture, la propagande du temps de ville
orientent tous les bibelots,
même ceux qui s’en éloignent.

Je devrais appeler toutes mes peintures des autoportraits d’inconnus,
à multiples inconnus.
Une équation de visions, de X pensées.
Ce serait plus simple pour tout le monde.
Mes autoportraits d’inconnus, ce sont toutes ces personnes qui ont ce regard.
Les autres ils m’autoportraitisent par leur distance.
Il suffit de dessiner, c’est tous les mêmes dans leur différence…
ce sont les gens qui m’intéressent,
des natures mortes de travailleurs,
des paysages de gens,
je portraitise la ville.
Cette ville d’où il faudrait s’éloigner pour paysager seulement les paysages.

…J’ai fait un rêve…

Le dessin pour moi est devenu une imagination de vérité.
La peinture est le rêve de construction sociale.
Ce sont les mots qui construisent cette peinture,
un surréalisme de vérité, réaliste en quelque sorte.
Je l’appellerais du structuralisme social.
Je dessine par rapport aux choses qui me définissent et comment je définis ces choses.
Le rêve remplace la réalité pour l’extirper.
…J’ai fait un rêve…
Souvent je me prépare les rêves, je les sélectionne, les crée. Le rêve devient raisonné.
Il participe à l’équilibre de l’esprit. Il m’est arrivé de finir mon rêve le matin après m’être réveillé. Je referme les yeux, récapitule et scénarise une fin encourageante.
Puis alors je peux me lever.
Un autoportrait au rêve réfléchi.
Ou alors ceci je l’ai rêvé car cette image me plait, un besoin de rêve.
Non je l’ai rerêvé pour mieux me l’affirmer.

Oui l’affirmation, telle doit être l’évolution picturale.
Par la confirmation ou non.
Je viens de finir une peinture, une scène de rue où cette ville structure et signifie la position sociale. Il s’appelle « La rencontre : L’homme debout, le passant, l’homme assis, l’enfant. »
Elle est significative pour moi, c’est une impression développée.
Effectuée sans croquis, c’est la nature qui l’a déclenchée. Je l’ai peint par deux fois, comme une fresque non-pensée. Une fois par terre et après au mur tendu sur chassis, une partie de toile restant à enduire. J’ai repris ce raccord en le composant pour ajouter de la profondeur. Une verticale sur une horizontale et le sol qui passe.
Reprendre une base de couleur, rythmer la peinture de blanc.
Et cette vision de peindre, cette façon sensitive est la plus exaltante qui soit.
Une justification de ma pensée.
Une affirmation de court instant.

S’affirmer qu’ils existent les passants et les gens à terre.
Ils composent la vision.
Non ce n’est pas un rêve.
Pourquoi rêver de gars à chapeaux melons qui passent déconnectés.
Ou aux autres se ramassant sur le sol.
Des images pour aveugles, parfois heureux.
Les passants ils deviennent de la musique,
ceux par terre des chefs d’orchestre surveillés.
La relation s’inverse.
Les passants se brouillent.
Cela devient du voyeurisme de jalousie.
Comme si finalement les passants voulaient s’arrêter à terre mais ne pouvaient pas.
Des circuits trop bien huilés.
Le travailleur à terre dans son uniforme c’est laid.
Ca ne colle plus.
C’est le bordel.
Du désordre menaçant.
Comme si la raison pouvait défaillir.

J’ai fini ma cigarette, je ne puis plus écrire.
La pause est finie.

L’écrit aussi, désolé.

Posté par simelcoco à 22:36 - écriture - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La chanson du jour

La mélodie des médicaments
Paroles de Simon Lecocq pour le chanteur, auteur-compositeur Théophile



J’écris ces quelques lignes aux oiseaux de mon quartier
qui connaissent les cimes sous plongées de comprimés,
compressés , mal à l’aise , accrochées aux cimaises ,
d’un taf d’accroc à la peine , dans le paf jusqu’à l’aine .

Oui c’est la mélodie des médicaments . La spasmophilie c’est stupéfiant.
Passager d’un pacemaker , dans la tête un speaker vendeur de mondes idylliques à grandes gorgées de narcotiques .


Boulimique de psychotropes qui bouffent toutes les Allocs .
Location de paradis , garantie monsieur pharmacie .
Le remède est balaise . Plus de vertiges de la falaise .
La famille , y’a pas de malaise . Et le sommeil sans haleine .

Oui c’est la mélodie des médicaments . La tachycardie , c’est vraiment tripant .
Passager d’un pacemaker , dans la tête un chanteur .
Oui do ré mi fa sol do : ça rentre mieux dans le cerveau.


Refoulés les tracas . L’anxiété dans le tas .
Une bonne tasse de valium ; paraît qu’il y’ a plein de potassium .
Puis c’est mieux que la verveine . Les idées bien sereines .
Le boulot puis le dodo . Dans le métro ,pas un mot .

Oui c’est la mélodie des médicaments . Le Tango de l’insomnie , c’est défoulant .
Passager d’un pacemaker . Dans la tête un conteur .
Un mouton plus de mouron . Deux moutons , c’est pas long .

Des soucis pour la PAC , prends une pilule de prosak .
La télé parle d’Irak , avale le tube de xanax .
Et la mode est aux pales ; ça fait femme fatale .
PS : blême aux Philippines , dans l’armoire Lexomil .

Oui , c’est la chanson des médicaments qui fait que la dépression , bah ça fout le camp .
Passager d’un pacemaker , dans la tête un menteur et le ciel artificiel ne cherche plus querelle .
Oui , c’est la passion des médicaments qui fait que le poison devient ton amant .
Prisonnier du pacemaker , dans la tête, un voleur a confisqué ton cœur .

création en cours du site web de THEOPHILE - CD prochainement disponible dans les bacs

Posté par simelcoco à 21:59 - écriture - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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